This feature-length documentary has been self-financed but supported by a great co-producer in the UK, Brian Woods of Truevision who has won 9 BAFTAS in the past 9 years fro Best Documentary. The passion Vivian and Gloria feel for this project has kept them going on this since their meeting in 2009. Both Vivian and Gloria have published articles on Stanley Ann Dunham. Friends, colleagues and others who knew and were close to Obama's mother are interviewed. We need to pay for the last interviews and buying archives as well as for editing, titles, sound and animation. We wish to complete the project to apply for festivals by the end of summer 2013.
Tuesday, April 23, 2013
Thursday, March 21, 2013
Homo Kakonomicus
Version française de l'article paru sur IL FATTO: http://www.ilfattoquotidiano.it/2013/02/27/elezioni-2013-kakonomia-degli-elettori-italiani/514645/
Le résultat de
l’élection italienne est étonnant. Son irrationalité
semble mettre en question les fondements mêmes du processus démocratique de
vote. L’Italie est allée aux urnes pour en ressortir ingouvernable.
Ce qui est
irrationnel ce n’est pas tant la montée en force du mouvement protestataire conduit
par le comique Beppe Grillo, à qui on accordera, pour le moment, le bénéfice du
doute. Ce qui devrait plutôt étonner, c’est le vote berlusconien. Près d’un
italien sur quatre a renouvelé son vote à un parti qui a placé en bonne place
sur ses listes des criminels et des incapables impliqués dans une foule de
scandales, un parti de gouvernement qui a provoqué et appuyé la montée en force
de Monti. Ce dernier a ensuite promulgué des impôts que Berlusconi propose
aujourd’hui de rembourser en se posant ainsi comme le sauveur de sa patrie.
Quelle théorie politique et sociale pourrait rendre compte des croyances d’un
italien sur trois, apparemment confiants dans la possibilité du salut par une
telle engeance ?
On vote, en
principe pour défendre ses propres intérêts, pour faire valoir des intérêts
collectifs, pour exprimer une identité ou des valeurs. Nous savons par ailleurs
que tout cela est compliqué parce que le résultat collectif n’est pas
simplement la somme des choix individuels. Il dépend aussi de la manière dont a
été conçue la procédure électorale. Ainsi, l’irrationalité de ce résultat
pourrait être attribuée à la loi électorale italienne. A moins que le facteur
explicatif ne réside dans les mystères de la psychologie, les émotions du gros
peuple qui se laisse aveugler par le pouvoir, ses deniers et ses appels
populistes, par tous ceux qui lui disent qu’ils rembourseront avec leur propre
capital les impôts qui ont été collectés.
A mes yeux, il
en est pourtant autrement. L’italien sur trois qui a voté pour Berlusconi est
parfaitement rationnel et a défendu ses intérêts. Mais il ne s’agit pas de la
rationalité classique de l’homo
oeconomicus, une théorie de la motivation qui bat de l’aile. C’est une
autre rationalité, celle de l’homo
kakonomicus. La kakonomie (c’est
à dire la science du pire ou de la médiocrité et de la mauvaise économie, du
grec kakos, mauvais) est une théorie
de la motivation humaine qui tente d’expliquer pourquoi il est parfois plus
rationnel préférer le pire au meilleur. Prenons un exemple. Vous me faîtes une
promesse que vous savez ne pas pouvoir honorer. Je fais semblant de vous croire
en sachant qu’au fond vous ne tiendrez pas vos engagements. Mais c’est
précisément pour cette raison que vous n’exigerez de ma part aucune contrepartie,
c’est-à-dire que je serai libre, à mon tour, de ne pas honorer mes promesses.
Par exemple, disons que nous nous donnons rendez-vous à 10 heures au café. Je
sais, par expérience, que vous êtes toujours en retard. J’ai aussi intérêt à
sortir plus tard et nous nous retrouvons à 10h15 sans que personne ne se
plaigne de ce manque de ponctualité, bien au contraire. Ou bien, cela fait
trois mois que le plombier doit passer à la maison pour terminer les travaux
qu’il avait commencés. Mais je ne l’ai pas encore payé. Ainsi, tout va pour le
mieux et personne ne s’en plaint. Ces échanges au rabais, où je ne fais pas ce
que j’ai dit compte tenu du fait que vous en ferez de même, créent de vrais
engagements. Ce sont des alliances très fortes au fondement de coopérations
durables. Je ne paie pas les impôts parce que votre gouvernement est
lamentable. Nous sommes ainsi complices d’un statu quo qui nous arrange. Je
paie peu, vous ne faîtes rien, vous continuez de jouir des faveurs tarifées des
filles du Palais Grazioli (la demeure patricienne de ce cavalière au rabais).
Avec le sociologue Diego
Gambetta, nous avons exploré la kakonomie
en étudiant les mœurs et usages de l’université italienne. Bien évidemment, la
politique est un cas encore plus propice à de telles investigations (et pas
seulement en Italie). Les accords au rabais sont le pain quotidien de la vie
politique. Tout se passe bien jusqu’au moment où ceux et celles qui prennent de
tels engagements avantageux à court terme se rendent compte qu’ils sont prisonniers
de promesses publiquement inavouables. Ces accords nuisent au bien collectif
dont ils sont en train de profiter (l’efficience, la qualité, la ponctualité,
le mérite). Par exemple, si je survole en cinq minutes la thèse de mon
étudiant, il pourra travailler peu et nous serons tous deux satisfaits. Il
obtiendra son diplôme qui lui sera délivré avec d’autant plus de félicitations
qu’il m’aura laissé en paix. Moins j’ai travaillé, plus il mérite son titre.
Une ombre au tableau, à long terme, ce jeu au rabais contribue à l’érosion de
la valeur du dit diplôme.
Alors, l’homo kakonomicus qui jouit avec ses compères de tels échanges
commence à être victime d’une grande inquiétude. Il est sur la défensive, il
doit en effet rendre des comptes, comme si s’invitait chez lui la figure du
Commandeur, qui lui rappelle que la fête est finie. Il a surtout la terreur de
tous ceux et celles qui ne sont pas ses semblables. Il trouve refuge dans un
clan de kakonomistes, fidèles alliés,
qui n’aura d’autre issue que de tolérer ses pêchés.
La kakonomie explique pourquoi l’Italie est un pays où l’on vit bien
parce que la tolérance à l’endroit de ce qu’il y a de pire chez les autres est
la règle. Par ailleurs, c’est un pays où la peur d’être pris et sentencié est
terrible.
En votant pour Berlusconi, l’homo kakonomicus a défendu ses intérêts
afin de pouvoir continuer à jouer au rabais. Mais il ne s’est pas rendu compte
d’une chose, le Commandeur est déjà arrivé au dîner.
Wednesday, February 27, 2013
The Kakonomics of Italian Elections
This is an application of the theory of kakonomics, that is, the study of the rational preferences for lower-quality or mediocre outcomes, to the apparently weird results of Italian elections. The apparent irrationality of 30% of the electorate who decided to vote for Berlusconi again is explained as a perfectly rational strategy of maintaining a system of mediocre exchanges in which politicians don't do what they have promised to do and citizens don't pay the taxes and everybody is satisfied by the exchange. A mediocre government makes easier for mediocre citizens to do less than what they should do without feeling any breach of trust. The article (in Italian) has appeared on the Italian newspaper IL FATTO.
http://www.ilfattoquotidiano.it/2013/02/27/elezioni-2013-kakonomia-degli-elettori-italiani/514645/
http://www.ilfattoquotidiano.it/2013/02/27/elezioni-2013-kakonomia-degli-elettori-italiani/514645/
Manteniamo la calma e vediamo se esiste qualche teoria della motivazione umana che possa aiutarci a spiegare un risultato apparentemente irrazionale come quello che ci hanno consegnato le urne lunedì sera. Ciò che giudico irrazionale non è la montata protestataria del grillismo, che è un movimento nuovo e per il momento – sembra – benintenzionato. Ciò che sembra veramente irrazionale è quel 30% di italiani che hanno rivotato Berlusconi e un partito che ha messo in lista pregiudicati, condannati, incapaci travolti in tutti i tipi di scandali, un partito di governo che ha provocato l’ascesa di Monti, ha appoggiato il governo tecnico, ha votato nuove tasse per poi presentarsi alle elezioni dicendo il contrario, e assumendo il ruolo di nuovo salvatore della patria.
Quale teoria politica o sociale può spiegare la credenza del 30% di italiani che qualche forma di salvezza potesse venire da poteri simili? Secondo la teoria politica, si vota per molte ragioni: perdifendere i propri interessi, per difendere gli interessi collettivi, per esprimere dei valori, per esprimere un’identità, e poi sappiamo che tutto questo è molto complicato perché il risultato collettivo non è solo la somma delle scelte individuali, ma qualcosa di più che dipende da com’è stata concepita la procedura di voto. Dunque, gli effetti apparentemente irrazionali di quest’assurdo risultato potrebbero essere imputati, com’è già stato fatto, a quest’ultima causa, ossia l’assurda legge elettorale italiana. Oppure alla generale irrazionalità della psicologia umana, le reazioni emotive del popolo bue che si lascia trascinare dalla televisione e dalle tirate sulle piazze, che si lascia ammaliare dall’aura del potere, dei soldi e si fa sedurre dal populismo di chi gli dice che gli renderà di tasca sua le tasse versate, una dichiarazione cui non potrebbe dare credito nemmeno un bambino di tre anni.
Eppure, io la vedo diversamente. Io penso che il 30% degli italiani che hanno votato Berlusconi siano perfettamente razionali e hanno in effetti agito per difendere i propri interessi. Solo che non si tratta della razionalità classica dell’homo oeconomicus, una teoria della motivazione umana che ormai fa acqua da tutte le parti. Si tratta di un’altra razionalità, quella dell’homo kakonomicus. La kakonomia (diciamo, la scienza del peggio, o almeno della mediocrità o della cattiva economia, dal greco kakos: cattivo) è una teoria della motivazione umana che cerca di spiegare perché a volte è razionale preferire il peggio al meglio. Facciamo un esempio. Tu mi fai una promessa che sai di non poter mantenere. Io faccio finta di crederti sapendo in fondo che non manterrai la tua promessa, ma che proprio per questo non chiederai neppure a me di mantenere i patti. Diciamo che ci troviamo alle dieci in piazza. Io so che tu sei sempre in ritardo, e fa comodo anche a me uscire un po’ più tardi e ci troviamo alle dieci e un quarto senza che nessuno si lamenti di questa mancanza di puntualità. Oppure, sono tre mesi che l’idraulico deve ripassare a casa per finire la riparazione e non si fa mai trovare, però io non l’ho ancora pagato, quindi meglio così, e nessuno dei due si lamenta.
Questi scambi al ribasso, per cui io non faccio quel che ho detto di fare a patto che tu non faccia quel che hai detto che farai, sono forme di mutua connivenza molto robuste, che creano vere e proprie alleanze e strane forme cooperazione a lungo termine. Io non pago le tasse a patto che tu governi da schifo, così andiamo avanti insieme siamo complici nel mantenere uno status quo che fa comodo a tutti e due (io pago poco e tu non fai niente e ti godi le ragazze a Palazzo Grazioli). Con il sociologo Diego Gambetta, avevamo studiato il fenomeno della kakonomia nell’accademia italiana, ma ovviamente la politica è un esempio ancora più succulento (e non solo in Italia). Accordi al ribasso sono il pane quotidiano della politica e tutto va bene fino a quando non ci si rende conto che si è invischiati in una serie di impegni presi tacitamente sulla base di promesse che non si possono ammettere esplicitamente, impegni che danno un vantaggio immediato ai due “compari” che scambiano al ribasso, ma che pian piano erodono un bene collettivo del quale stanno approfittando (l’efficienza, la qualità, la puntualità, il merito).
Per esempio, se io leggo trasversalmente in cinque minuti la tesi del mio studente, lui può lavorare poco, e siamo tutti e due contenti: avrà lo stesso il titolo di dottore con 110 e lode e bacio accademico, anzi, più mi ha lasciata in pace, più si è meritato le lodi. Ma quel titolo alla lunga, a giocare al ribasso così, non varrà più niente. Allora l’homo kakonomicus che si gode i suoi scambi con i compari, dopo un po’ comincia ad essere agitato, sulla difensiva, vive come l’Innominato nel terrore della resa dei conti, di un Convitato di Pietra di mozartiana memoria che gli venga a ricordare che la festa è finita. Ha soprattutto il terrore di quelli che non sono come lui, e si rifugia quindi in un branco di kakonomi sicuri, che sa per esperienza che tollereranno le sue pecche. La kakonomia spiega perché l’Italia è un paese dove si vive bene perché tutti tollerano il peggio degli altri, e insieme si ha un’ansia terribile di essere “beccati” e puniti. Votando Berlusconi, l’homo kakonomicus ha difeso i suoi interessi di poter continuare a giocare al ribasso. Ma non si è accorto che il Convitato di Pietra era già arrivato a cena.
Tuesday, February 26, 2013
Che cos'è l'etica laica? Intervista a Vincent Peillon, Ministro dell'Educazione Francese
Published on Micromega (January 2013). All rights reserved. Do not quote without permission.
In settembre 2012, il nuovo Ministro
dell’Educazione socialista lancia la proposta di un insegnamento di “morale
laica” a scuola. La laicità, secondo Vincent Peillon, non è per niente tolleranza,
“laissez-faire”, ma è un insieme di valori che fanno la coesione della società
e che bisogna imparare a condividere.
In una piacevole discussione - un breve intermezzo
nella tormenta mediatica che assilla Peillon intorno alla riforma della scuola
- questo vero filosofo mi cerca di spiegare che cos’è la laicità “à la française”.
E’ la semplice assenza d’interferenza della religione nella vita civica e nelle
decisioni morali dello Stato, o è un progetto positivo, di costruzione di una
morale pubblica che crei una cittadinanza attiva attorno a un nucleo di valori
condivisi? Che valori deve promuovere una morale laica? La libertà d’opinione,
il rispetto del credo religioso privato e la sua non intrusione nella vita
pubblica, o l’affermazione della superiorità di una visione non religiosa del
mondo su una visione religiosa? Qual è il rapporto tra laicità e libertà di
coscienza? Qual è il rapporto tra laicità e conoscenza?
Non è certo la prima volta che la Francia si
concede il privilegio di un filosofo al governo. Eppure questo colto professore
di filosofia ha un fascino speciale: specialista del pensiero socialista
pre-marxista, ha lo sguardo sulle cose dell’intellettuale impegnato che sa
passare con estrema agilità dalla conversazione astratta ai progetti concreti.
Qualcuno che con le idee è capace di fare un vero programma di governo. Vediamo
come.
G.O. Il suo progetto di
insegnamento di morale laica a scuola si fonda su una certa visione della
laicità tipicamente francese, che lei stesso, in un libro recente, definisce
così: “Una dottrina della repubblica che è insieme filosofica, morale,
religiosa, pedagogica e politica”. Le chiedo allora di spiegare al pubblico
italiano che cos’è la laicità alla francese e soprattutto che cosa lega così
profondamente la laicità all’idea di repubblica.
V.P. La mia risposta è prima di tutto storica. Quel che è successo in Francia,
come lei sa bene, è che ci fu una Rivoluzione nel 1789, la quale ben presto
fallì, e di lì a poco assistiamo al ritorno dell’Impero e della monarchia. Ci fu
bisogno quindi di una seconda
rivoluzione, che avvenne nel 1848. Questa seconda rivoluzione, che instaura la
Seconda Repubblica, fallisce anch’essa, e assistiamo al ritorno della famiglia
Bonaparte al potere. Tra i partigiani della repubblica, costretti all’esilio,
filosofi come Pierre Leroux s’interrogano allora sul perché in Francia non si
riesca a instaurare in modo stabile una repubblica. E arrivano alla conclusione
che la rivoluzione del 1789 aveva chiesto solo libertà materiali, non
spirituali, e che dal punto di vista spirituale la Francia era ancora sotto la
dominazione della Chiesa cattolica, essenzialmente monarchica e conservatrice.
Insomma, la
rivoluzione aveva preso il potere materiale e aveva abbandonato il potere
spirituale nelle mani dei preti. Ora, il potere spirituale è cruciale, perché
una società vive sì di pane, ma anche di idee, di sogni, di rappresentazioni.
Così, i filosofi socialisti repubblicani dell’epoca decidono di riflettere su
come costituire un nuovo potere spirituale, alternativo alla Chiesa cattolica.
Questo nuovo potere spirituale è un nuovo insieme di rappresentazioni, di
valori che viene battezzato “laicità”. La cosa bizzarra è che questi pensatori
sostengono che una società non può vivere senza una “religione”, nel senso
latino di religare, ossia riunire gli
uomini sotto un insieme di leggi e rituali comuni, e dunque ci vuole una
religione che corrisponda allo stato politico della repubblica e della
democrazia, essendo il cattolicesimo la religione che corrisponde a uno stato
monarchico o imperiale.
Bisognava
inventare dunque una “religione per la repubblica”. C’era ovviamente una
religione naturale per questo progetto: il protestantesimo. Ma la Francia, data
la sua storia di guerre sanguinose di religione, non riesce a convertirsi.
Alcuni ci provarono: ci fu un certo numero di conversioni protestanti tra i
pensatori socialisti della prima metà dell’Ottocento, come ad esempio Charles
Renouvier (1815-1903), uno dei protagonisti intellettuali della rivoluzione del
1848 e autore di un Manuale repubblicano
dell’uomo e del cittadino, che addirittura organizza delle conversioni di
massa al protestantesimo. Ma la resistenza culturale è molto forte, e alcuni
insistono che si tratta comunque di una variante del cristianesimo, che c’è
bisogno di qualcosa di veramente differente, legato ai valori nuovi della
rivoluzione.
Jean Jaurès, grande
politico e parlamentare socialista, dirà: “La Francia non è diventata
protestante, ma ha avuto la rivoluzione”. La laicità nasce in Francia quindi
come una forza teologico-politica, una forma di trascendenza spirituale legata
ai valori rivoluzionari. C’è un libro, poco noto, di Edgar Quinet, pubblicato
nel 1865, dal titolo La rivoluzione, in
cui questo storico sostiene che la rivoluzione che è stata fatta per le strade
bisogna poi realizzarla nelle menti della gente per poter instaurare una
repubblica duratura. Ed è quello che verrà fatto successivamente, dai ministri
e governanti della Terza Repubblica, come Jules Ferry, proprio usando la scuola
come strumento di riconversione delle menti. Davanti ad ogni chiesa bisogna
costruire una scuola, e ad ogni prete deve corrispondere un insegnante laico.
Contro la religione cattolica, bisogna insomma instaurare la laicità - la famosa
guerra delle due France, che continua fino al 1905, quando verrà dichiarata
finalmente la separazione dei poteri tra Chiesa e Stato.
La laicizzazione
della Francia passa per questa riconversione spirituale, che secondo Jules
Ferry, non dev’essere solo intellettuale, ma anche emotiva: bisogna instaurare
rituali laici: non bisogna lasciare ai preti gestire le emozioni fondamentali
della vita dei cittadini, come i momenti di festa, i matrimoni o i lutti e i
funerali.
Il percorso
storico della laicità francese dovrebbe rendere chiaro che la laicità in
Francia non è solo neutralità: è molto di più. Non è per niente la tolleranza. È
un corpus di valori che bisogna
insegnare ai cittadini: libertà, uguaglianza, fraternità, rispetto degli altri,
dovere verso gli altri, dignità della persona, uguaglianza tra uomini e donne,
giustizia… Insomma la laicità è una teoria con dei valori che si affermano e
non solo una posizione neutrale rispetto ai valori. Il laico pensa che l’uguaglianza
sia meglio dell’ineguaglianza, che il rispetto della persona sia meglio della
violenza, etc.
G.O. E la laicità oggi? E’ ancora un modo di promuovere un
insieme di valori attivamente? E quali sono i valori da promuovere oggi, fino a
dove ci si può sbilanciare senza cadere in uno stato illiberale che alla neutralità
preferisce l’affermazione di un punto di vista su quello degli altri?
La regola
principale della laicità, che è una forma di organizzazione della libertà, è la
libertà di coscienza: non è dunque assolutamente anti-religiosa, né proibisce a
chiunque di avere la propria fede. La sua funzione è quella di rendere
possibile la coesistenza di tutte queste libertà e la loro vita comune. Dunque
ci ritroviamo nel paradosso che conosciamo ormai bene, ossia che la laicità non
può tollerare l’intolleranza. Ed è per questo che la laicità non è neutra, non
considera che tutti i valori siano sullo stesso piano. La laicità può mettersi
“al di sopra” dei valori e affermare, per esempio, l’uguaglianza. E, una volta
affermata l’uguaglianza, è chiaro che un insegnamento laico può prendere
posizione su molti dibattiti e sostenere che la mutilazione dei genitali
femminili sia da evitare, o che la pena di morte sia da evitare. Insomma,
essere laico non significa essere neutrale: significa prendere posizione.
La laicità non è
mai stata anti-religiosa. Jules Ferry, fondatore della scuola pubblica
francese, diceva agli istitutori di fare attenzione a non ferire nessuna
credenza o valore delle famiglie degli allievi, e insieme spiegare agli allievi
come le proprie credenze possono co-esistere in uno spazio pubblico con le
credenze degli altri. Non dimentichiamo che non è la laicità che ha provocato
le guerre: sono le religioni. La laicità è di per se stessa profondamente
pacifica. La laicità non si sostituisce a nessuna fede, ma vuole mostrare che
per scegliere il proprio credo e vivere la propria differenza bisogna essere
capaci di definire un “bene comune”, una “res
publica” che permette di definire questa differenza. La laicità presuppone
quindi la repubblica in una dialettica sottile di autonomia privata e
condivisione pubblica, d’identità ritrovata in uno spazio condiviso e di
differenza. La laicità è una dottrina estremamente elaborata, e in realtà, mi
accorgo, poco conosciuta nei dibattiti pubblici. La laicità francese è
un’articolazione estremamente sottile dell’identità e della differenza, di ciò
che è comune e ciò che è singolare per autorizzare e rendere possibili le
libertà individuali, perché non dimentichiamo che la laicità è una dottrina
individualista, di rispetto della libertà del soggetto e della sua possibilità
di esprimere le proprie opinioni.
G.O. La sua laicità mi
sembra rispecchiare un ideale razionalista e universalista che sembra iscritto
nei geni della cultura francese…Ma se la laicità è ancorata a una visione forte
di “ragione”, non rischia di scontrarsi con una richiesta di relativismo
culturale che le società aperte di oggi dovrebbero saper accogliere?
Il dibattito sul
relativismo è tornato di moda, ma in realtà se ne discuteva già trent’anni fa.
Il mio maestro, Merleau-Ponty, diceva che esistono razionalisti che sono un
pericolo per la ragione…La ragione di cui parlo, o l’universalismo, è che due
più due fa quattro e non cinque, e niente di più: sul fatto che due più due fa
quattro ci troviamo d’accordo e possiamo trovare un’intesa, ma se la premessa è
che due più due deve fare cinque allora l’intesa è difficile. Ma è una
razionalità presuntiva, niente di più. Tutto l’interesse dell’idea stessa di
“universale filosofico” è presuntivo: nessuno lo possiede, ma dobbiamo cercarlo
tutti. E’ insomma l’oscillazione perpetua tra il dogmatismo, “C’è una sola ragione
e io la possiedo”, e lo scetticismo, che è una posizione di rinuncia
estremamente pericolosa. C’è una tensione storica, perenne, tra dogmatismo e
scetticismo in filosofia, e la formulazione francese di questa tensione è la
laicità, ossia l’idea che nessuno pretende di possedere l’universale, ma che
nessuno rinuncia a cercare qualcosa che è dell’ordine della verità. Siamo
sempre in cammino. Questa tensione: “Non ho la verità, ma non rinuncio” è il
luogo stesso della democrazia. La laicità incarna l’acrobatico equilibrio della
filosofia, sempre in bilico tra dogma e rinuncia della verità, tanto che per un
filosofo utopista come Pierre Leroux, la laicità coincideva con la filosofia
stessa: erano lo stesso concetto.
Ho appena scritto
un articolo sul pensiero filosofico di Jean-Pierre Vernant, storico dell’antica
Grecia, antropologo ed eroe della Resistenza, e cerco proprio di ricostruire
attraverso il suo pensiero una certa visione della razionalità laica e politica
che ha influenzato così profondamente la storia francese. Vernant si
considerava un razionalista perché solo la razionalità può fondare la
democrazia, perché solo la razionalità può fondare il dibattito pubblico e la
ricerca di un accordo. Ma allo stesso tempo Vernant diceva che questa ragione,
che non è la ragione dogmatica, ma la ragione figlia del dialogo, la ragione
critica, deve essere capace di criticare se stessa.
G.O. Sarà questa ragione
critica, questa capacità argomentativa, alla base dell’insegnamento dell’etica
laica nelle scuole francesi?
Sì. E’ la
capacità di porsi delle domande, di negoziare le proprie opinioni in uno spazio
pubblico che crea un patrimonio comune di valori. E questa capacità va
sviluppata, con tecniche e metodi appropriati per ogni età scolare. Ma
l’insegnamento della laicità andrà più lontano e affronterà le questioni morali
prendendo posizione, ed è su questo aspetto che ho incontrato per ora più
resistenza. Molti mi hanno chiesto stupefatti: “Ma come si può insegnare la
morale agli altri?”. Molti pensano che un’istituzione come la scuola non ha il
diritto di insegnare la morale, ossia un certo numero di valori ai ragazzi,
anche se in maniera critica. Io credo invece la scuola abbia il diritto – e
anche il dovere - di farlo. Perché
la pubblicità, il marketing, le chiese, i genitori, il mondo dell’economia, i
guru avrebbero il diritto di instillare valori e la scuola dovrebbe sospendere
il giudizio sulle questioni fondamentali della vita, su ciò che è bene e ciò
che è male, su ciò che è giusto e che è ingiusto, sulla vita felice, sul
piacere, sulla morte?
Secondo molti è
meglio fare educazione civica, ossia insegnare un po’ di diritto, invece che
insegnare la morale. Ma il cuore della democrazia è proprio avere distinto il
diritto dalla morale! Se dico che una legge è ingiusta, il mio concetto di
giustizia non è definito dal diritto positivo: il mio giudizio viene da un
altro ordine normativo. D’altro canto, se non faccio che rispettare i diritti -
per esempio, ho una voglia matta di uccidere qualcuno, ma non lo faccio per non
incorrere in una sanzione - non ho agito “moralmente”: un atteggiamento morale
sarebbe sentire dentro di me l’obbligo di non uccidere. Questa distinzione tra
diritto e morale può essere insegnata agli allievi delle scuole ed è
importantissima, perché non si può sperare che l’insegnamento di qualche
diritto aiuti la comprensione del ragionamento morale. E difatti, l’ignoranza
sulla distinzione tra diritto e morale fa sì che la gente faccia fatica a
comprendere le motivazioni stesse delle proprie azioni: spesso non sa se agisce
per rispetto delle regole, per paura delle sanzioni, o perché sente un obbligo
morale a fare quel che ritiene giusto. E’ questa coscienza di sé che un
insegnamento della morale deve sviluppare.
G.O. Tutto ciò sembra molto
kantiano…
Assolutamente. E
infatti, nel 1880, quando viene fondata la scuola pubblica e repubblicana in
Francia, il messaggio ai maestri è il seguente: “Avete il cielo stellato sopra
di voi e la legge morale dentro di voi”. La morale repubblicana è una morale
kantiana, basata sull’imperativo categorico. Jules Barni, repubblicano convinto
e uno dei politici francesi che più promosse la scuola pubblica e laica, era il
traduttore di Kant…
G.O. Un’ultima domanda. In
ciò che ci ha raccontato oggi e nel suo lavoro di studioso della storia della
laicità francese, il bisogno di spiritualità, di trascendenza è intrinseco alla
laicità. E’ solo uno sguardo storico sul concetto di laicità, o ritorna
d’attualità nel suo progetto di educazione morale laica?
Io sono stato
educato in una famiglia comunista con profonde convinzioni materialiste. Ho
cominciato il mio lavoro filosofico studiando Merleau-Ponty perché mi
interessava la questione del rapporto tra anima e corpo. La teoria di
Merleau-Ponty mostrava che il pensiero è sempre incarnato e che, d’altra parte,
il corpo non è un pezzo di materia, ma è informato dall’avventura della mente.
Il corpo è animato, è corpo pensante…io non separo il materiale e lo
spirituale. Ho ritrovato la stessa inseparabilità tra socialismo e religione.
Quando sono entrato in parlamento come deputato socialista, non avevo mai prestato
una grande attenzione al pensiero di Jean Jaurès. Cominciai a leggerlo più
attentamente, e fui sorpreso di ritrovare nel suo pensiero la convinzione che
in ogni essere umano esiste un’aspirazione a una forma di trascendenza, a un
movimento infinito. Per Jaurès, il socialismo non doveva abbandonare questa
aspirazione, perché è talmente forte in ogni essere umano che se i progressisti
e i socialisti non rispondono a questa esigenza saranno sempre battuti dalle
chiese. Jaurès riteneva che il socialismo dovesse essere una nuova religione.
Ma che cosa voleva dire in realtà con quest’idea di religione socialista? Beh,
che quel movimento infinito che portiamo in noi è il fatto di non chiudere mai,
né con la scienza, né con la religione, il bisogno eterno di farsi delle
domande. Malebranche diceva che nell’essere umano esiste un movimento perenne
per andare più lontano, per superarsi, un desiderio infinito, un amore
infinito. Una società laica non deve uccidere questo desiderio infinito, ma iniettarlo
nel suo potenziale di andare avanti.
Wednesday, November 28, 2012
Mother's Tongue
A short movie I made in New York based on the idea of "word therapy" I have used in my Italian memoir, La figlia della gallina nera, Nottetempo, 2008.
Thursday, October 25, 2012
Homeland. Truth Troubles
by Gloria Origgi and Ariel Colonomos. Published on the Berlin Review of Books, december 17th 2012.
“And ye shall know the truth, and the truth shall make
you free.”
John
8:32
This passage of the Bible is inscribed on the marble walls of the lobby of the CIA
Headquarters in Langley, Virginia. After passing through heavy security, this
is probably the first thing visitors entering the building would see. Homeland – the 2012 award-winning American TV series – Obama’s favourite, we are
being told – raises one important question: What is, then, the price to be paid for
knowing such truth?
“I have never
been so sure and so wrong”. This line
in the mouth of Carrie – a manic bipolar CIA officer determined to stop
Nicholas Brody, a former Marine and prisoner of war, who has been released from
Iraq after eight years of torture and has been “turned” by Al-Qaeda – is the
quintessence of the whole series, now in its second season.
Homeland brings together two essential
dimensions of truth and identity, in a breathtaking superposition of identity
of the self and political identity. The two main characters – Carrie and Brody
– have both multiple identities. Carrie goes through phases of mania and
depression. At the peaks of her condition – when she is hyperactive or utterly
dejected – she delivers essential truths about the identity of her counterpart,
Brodie, and about the future of the United States.
Brodie is Carrie’s enemy and her raison d’être. As such, naturally, he becomes her
lover. Brodie is an equally ambiguous character. He has been turned, yet not
completely: as such, he is a classic case of double allegiance. He is a congressman and yet is ready to blow
himself up in a room where the top US military and the vice-president are
gathered. Brodie is the reflection of the fantasies of the West, whose patriots
fear being invaded from within by their natural enemies: Muslim
fundamentalists. Last but not least, Brodie is also bisexual, another fear of
the “enemy within”, i.e. the deep drives of the unconscious we all have to deal
with. Believe it or not (for anyone who has not watched the show, this might
seem a bit of a stretch), Brodie has been sexually ‘turned’ by US number one
public enemy, Abu Nazir – a fancy Bin Laden.
There is no truth without ambivalence.
This is the striking message carried by Homeland.
Heroes are also traitors, and masters
of intelligence are also delusional.
Yet, there is something special in the way in which ambivalence is staged here:
the essential dramatic texture of the whole story is based on the fundamental
ambivalence not only of the characters, but of the values they embody and of
the emotions they solicit in us. As if the series was able to broadcast the
slow but inevitable loss of the monopoly of truth – the Good Truth, the Right Truth, the one we attain through the
appropriate methods – which America is facing today.
Carrie is a modern oracle. Her
outstanding ability to track the truth is invaluable, and her bosses at the CIA
know this very well. Yet, her methods are sometimes odd, based on intuition
instead of evidence, and her style of inquiry too disrespectful of rules. She
allows herself to make unauthorized moves in order to come up with results,
thereby putting herself and the CIA at risk. At the same time, she is a very
attractive woman, with a restless mind of rare subtlety.
Brody is the mirror image of Carrie’s
ambivalent truth: he has actually been turned by Abu Nazir, but now that he is
back, he hesitates, goes back and forth, from the horrible tortures he
underwent in Iraq, to the memories of the discovery of a new world of values
with Abu Nazir, who protected him, helped him and became his lover. His being
turned touches upon all the dimensions of his life: psychological, sexual,
political and religious. When – at the beginning of season 2 – his wife
discovers that he prays as a Muslim, she exclaims in horror: “This just can’t happen!”.
Brody elicits in us mixed feelings: we
are horrified by the intolerant and narrow-minded reaction of his wife, who
cannot acknowledge another religious credo, but are also horrified when we
discover that he is actually ready to kill the vice-president. Yet, his reasons
for losing faith in his country are the killing of civilians, including
children – notably, of Abu Nazir’s son.
Brody’s truth is unstable, Carrie’s
truth is volatile, and the audience is trapped in their ambivalent posture, going
back and forth between heroism and cowardice, between objective truth and
intuition, between reasons that are too many in number, yet seem all in all
plausible.
What is shocking to an audience of our
generation is that, for the first time, a U.S. TV show puts on stage the
duplicity of truth, as if discriminating between good and evil were a long by gone
endeavour. And this state of permanent moral ambivalence permeates the psyche
of the audience to the point of exhaustion: we simply cannot bear such an
uncertain world. We oscillate between the two sides of the truth as the plot unfolds
through a series of spectacular turns and twists that are the mirror of this
feeling of instability.
Carrie and Brodie are
imprisoned in their double truths and are looking for a way out. They disturb
the certainties of the people around them. They also dissolve the simplistic
commitment to “The Truth” and “The Good” of the other characters. Indeed, the other
characters are monoliths by comparison. Thus, Carrie’s mentor is a (good
Jewish) father figure, Saul Berenson, who has just broken up with his wife, an
Indian woman, whom we see (towards the middle of season 1) leaving her husband
to return “home”. There was no place to stay for her in Saul’s patriotic and
monastic life in Washington DC. Brodie’s wife is middle-class America at its
best, with all its limitations. Her truth is simple and transparent. She
strives for stability and a linear career that will land her husband in the
White House (and, as for herself, will ultimately allow her to host charity
dinners with the wives of other DC power brokers).
The uncertainty of the global order
becomes the psychical instability of its subjects, in a sort of “collective
manic-depression” in which we can no longer choose the right course of action,
but can only oscillate permanently between a two-sided truth. Ironically,
during the Cold War, bipolarity was used to refer to the stability of the
balance of power that ruled the relation between the Soviet Union and the
United States. In the post-9/11 era, bipolarity is internalized in the deep
instability of the self, which reflects the trouble relation between the US and
its ‘devils du jour’, both internal and external.
Homeland reminds us that the moral and political
order of our world and its cognitive/epistemic order are impossible to
disentangle. The ‘homeland’ that we all miss
today is the homeland of a simple objective truth about how things are and how
they should be. A truth that used to reassure us and made our decisions and
actions grounded on a firm footing. As Odysseus already knew, outside our lost
homeland, there is hell, permanent doubt and, in the end, loss.
Tuesday, October 23, 2012
Don't Talk to Strangers
This post is online on the website of the International Cognition and Culture Institute
Why is Misinformation so Sticky?
When my mother was warning me against talking to strangers in the street, she might have had not only security concerns, but also epistemological ones. Misinformation, whichis so widespread in contemporary societies, is sticky! According to Stephan Lewandowsky, Ullrich K. H. Ecker, Colleen Seifert, Norbert Schwarz and John Cook, the authors of an excellent survey article on the topic, “Misinformation and its Correction: Continued Influence and Successful Debiasing”, just published in Psychological Science in the Public Interest, once you start believing bogus information it becomes very difficult to correct, even when you are told that it was bogus.

The article discusses the main sources of misinformation in our societies and the cognitive mechanisms that may be responsible for its resilience in our minds, even when we are exposed to retractions. The authors also offer solutions to the problem that may help researchers, journalists and practitioners of various kinds to find the right packaging of counter-messages that challenge previously acquired beliefs.
Misinformation is not ignorance: it is worse. When you are merely ignorant about something you are not opinionated. People who do not know anything about a subject often come out with simple heuristics (as argued in particular in a 2002 paper by Goldstein & Gigerenzer) that help them make the right guesses, whereas when you have been misinformed and have made the effort of acquiring the false belief about, say, the potential harm of a vaccine or Barack Obama not being eligible as President of United States because he was born in Kenya, you don’t easily let your beliefs go away without anything in exchange, because you usually made up costly justifications and narratives in order to sustain it.
Four main sources of misinformation haunt our lives: (1) rumours and fiction; (2) governments and “propaganda”; (3) vested interested of various organizations and, of course, (4) the media.
Communication then plays the major guilty role in rooting bullshit in people’s minds. This is, I would argue, because when we engage in a communicative exchange, we take a stance of trust, at least for the sake of conversation, about what it is said: we follow rules of good cognitive conduct, by presupposing that those who are communicating with us have something relevant to tell us. In most contexts, to be exposed to what other people say is enough to come up believing that what they say is true. Once we accept, even if provisionally, what others say for the simple reason that they say it, then further checking is not really elaborate (in the absence of strong reasons to think that someone wants to fool us). Our filtering strategies limit themselves to checking the compatibility with other things we hold true, the coherence of what has been said, the (apparent) credibility of the source and the possibility that other people believe the same thing.
Thus, mere exposure to malicious communicative sources can infect us with beliefs that we think we have reasons to accept because we have “legitimized” them (by telling ourselves that they come from credible sources, that they are coherent, or that there is a social consensus about them, etc.)
What is most striking about misinformation is its resistance to retraction: even if exposed to retraction, even if they have understood the reason why the information was wrong, people hesitate to change their minds. Updating information is costly. We construct narratives, mental models about a certain event that stick to our mind and that we re-enact when presented with retractions. Also, it is humiliating to be asked NOT to believe what we previously believed and usually we ask something back to change our views.

Allegory of Spring. Or is it?
The last section of the paper presents strategies to correct misinformation, based on some simple principles. When people are presented with retracted information, they typically have the misinformed content repeated. It is more effective to build an alternative narrative that avoids repetition of the original bogus one. Also, the alternative narrative is the “goodie” people may like to have in exchange for giving up to their beliefs. I once remember having read a new interpretation of the allegory represented on the Italian Renaissance painting La Primavera by Sandro Botticelli. It put forward an alternative, highly structured narrative according to which the central character of the picture was not an allegory of the spring, but the muse Philosophy and the whole picture was a representation of the wedding between Philology and the god Mercury. The relevance of the alternative narrative was high enough to “erase” the previous narrative I had learned at school.
The article ends with a nice illustration on how misinformation can be corrected (see below), and some simple recommendations for practitioners.
Wednesday, October 10, 2012
Le Arti dell'Islam al Louvre
Le arti dell’Islam
Parigi, Louvre,
court Visconti, apertura: 22 settembre 2012
di Gloria Origgi
Un velo di maglie
dorate si posa morbido come un tessuto a ricoprire l’intera corte Visconti del
Louvre, dove si è inaugurato sabato 22 settembre il nuovo spazio espositivo
dedicato alle arti dell’Islam. Quella tettoia ondulata e translucida,
progettata dal milanese Mario Bellini e il parigino Rudy Ricciotti, in bilico
tra il tappeto volante e lo chador, riassume il senso riconciliatorio del
progetto di un’ala di arte islamica nel cuore del più grande museo di Francia,
paese della laicità, che nel 2004 bandì con una legge il velo islamico in nome
della Repubblica.
I visitatori che
accedono dalla piramide d’ingresso del Louvre ai nuovi spazi, 2800 metri
quadrati su due livelli, sono accolti in un ambiente scuro ed epurato, volumi
in vetro e pavimenti di piastrelle nere incrostate di scaglie d’ottone che
creano un eco cromatico con i riflessi della tettoia dorata e il cemento nero
dei muri portanti.
All’entrata, sulla
sinistra, una lastra di pietra scura commemora i nomi dei mecenati del
progetto, finanziato per un terzo dallo Stato francese e per il resto da
sponsor privati e donatori mediorientali: si ringrazia sua maestà il re
Mohammed IV del Marocco, sua altezza lo sceicco Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah,
emiro del Kuwait, sua maestà il sultano dell’Oman… la Francia repubblicana si
piega a un rito diplomatico delicato e necessario: il riconoscimento da parte
dell’occidente di una cultura islamica ricca e influente con cui il nostro
passato e il nostro futuro devono fare i conti.
E difatti, le
bellissime mappe digitali che accompagnano la mostra, incise anch’esse su
lastre nere, s’illuminano di un azzurro iridescente per indicare l’espansione
della civiltà islamica dal VII secolo in poi, dalla penisola arabica fino
all’India e alla Spagna, un mondo immenso, una vera civiltà, con una sua unità
estetica e culturale. Un racconto attraverso più di 2500 oggetti preziosi che
rivoluziona la nostra concezione della storia, che mette in questione la
retorica del ruolo centrale e unico della civiltà greco-latina nella formazione
della cultura occidentale e la separazione netta tra oriente e occidente che
ancora oggi influenza così profondamente la nostra lettura del mondo.
L’Islam,
insistono le didascalie politically
correct, non è solo una religione, è una civiltà. I suoi prodotti culturali
vanno ben al di là della sfera religiosa: gli oggetti destinati alle élites - lampade, vasi, tappeti - hanno
un’unità estetica e spesso i loro fruitori non erano neanche musulmani, come in
Siria ad esempio, dove nel XII secolo la popolazione era ancora prevalentemente
cristiana. La distinzione tra cultura
islamica e religione musulmana è
dunque il perno programmatico dell’intero progetto di presentazione di questa
collezione di oggetti, la cui raccolta cominciò all’epoca della fondazione del Louvre e proseguì fino alla creazione,
nel 1893 di una sezione del museo di “arte musulmana”, soprattutto religiosa,
per poi evolvere, dal 1946 in poi, nella denominazione “arte islamica”, una
concezione molto più vasta di questa espressione culturale, che per circa mille
anni, dal VII al XVII secolo, si estese su un’area geografica enorme che ancora
oggi porta le tracce di quel passaggio in certe forme che si ritrovano a Toledo
come a Nuova Delhi, come i jalis,
quei reticoli di pietra che coprono finestre e creano effetti di luce nei
palazzi spagnoli e nelle regge dei maragià.
Così, la
collezione ci trasporta per questo regno di mezzo, il trait-d’union tra oriente e occidente, tra i tappeti a decorazioni
floreali di Samarcanda, ai motivi fitti di piante, animali e di calligrafie, ai
cicli di immagini che si ritrovano su fregi, medaglioni, scatole in avorio,
candelabri, lampade magiche. Ritroviamo le atmosfere incantate da Mille e una Notte, le spezie, i colori,
gli azzurri profondi, i legni intagliati con i motivi a stella, gli ori e gli
argenti. D’un tratto, una miriade di culture si fondono insieme sotto i nostri
occhi: gli arabeschi spagnoli, la Sicilia, le steppe dell’Asia fino alla Cina,
i profumi di zafferano, le pietre preziose, le turcherie, i Berberi, i magici
elisir. Perché la cultura islamica non è solo cultura araba: i sultani di
Bagdad, a partire dal XIII secolo, furono Turchi, e la conquista dell’Africa
nera in nome dell’Islam è opera dei Berberi.
Dopo la visita al
piano sotterraneo della mostra, il visitatore risale al livello della tettoia
dorata: tra le vetrate si scorgono i muri della corte Visconti e, come per
incanto, i motivi tipici disegnati sui mattoni di pierre de taille parigina che si ritrovano sulle pareti esterne di
buona parte del Louvre, assumono qualcosa di orientale.
L’ala delle arti
dell’Islam del Louvre è un atto simbolico concreto: dà un senso nuovo ai nostri
occhi sospettosi occidentali a quella relazione ambivalente di appartenenza
sognante e di paura che l’Europa intrattiene da secoli con l’Islam: rende i
sogni d’oriente, i veli e i profumi, compatibili con il nostro mondo
occidentale. E, in una strana mescolanza tutta francese di universalismo, grandeur
e umiltà, è davvero un passo avanti per imparare che la tolleranza passa per nuove forme di racconto della nostra storia e modi nuovi di classificare e giustificare il nostro essere tra le cose.
Monday, October 01, 2012
Homo Singularis
C’è un vento
nuovo nelle scienze sociali. Parole come visibilità,
reputazione, riconoscimento, prestigio, invadono il vocabolario dei libri
più interessanti che stanno uscendo negli ultimi anni, come se in tanti
stessero girando attorno a un fenomeno che è sotto gli occhi di tutti, ma al
quale per troppo tempo si è stentato a dare peso scientifico, o a comprenderne
l’unità teorica.
Eppure, ripeto, è sotto gli occhi di tutti: ça crève les yeux, come recita l’incipit del nuovo libro della sociologa
francese Nathalie Heinich, De la
visibilité (Gallimard, 2012) quasi seicento pagine di analisi del perché,
in società che si definiscono democratiche, il paesaggio sociale sembra sempre
più strutturato intorno a immensi scarti di visibilità, ossia, alle capacità di
alcuni individui, idee e oggetti di essere infinitamente più visti degli altri. Come ci vediamo
visti, la parte del sé che affidiamo allo specchio degli altri, è un motore
profondo del nostro agire, una passione sfrenata di esistere nello sguardo
altrui che spesso supera le motivazioni dell’homo oeconomicus, interessato ossessivamente a ottimizzare il suo
utile, ma forse una maschera troppo “autistica” di noi stessi per spiegare la
socialità ipertrofica dell’io contemporaneo.
Notti intere su Facebook a confezionarsi un’immagine di
sé per amici immaginari, a selezionare quel che di noi è spendibile
socialmente: foto in cui siamo più belli, interessi musicali singolari,
posizione in un network sociale che
ci faccia guadagnare un po’ di status.
Perché? Nessuno è diventato ricco con Facebook,
tranne il suo fondatore, eppure quasi un miliardo di esseri umani in giro per
il mondo perde tempo a curare la sua immagine virtuale come se da essa
dipendesse la sua vita. Casi spettacolari di ossessioni reputazionali, come la
storia recente di Orlando Figes, celeberrimo storico inglese dell’Unione
Sovietica, il quale, dalle stelle alle stalle, è stato beccato a scrivere sotto
pseudonimo recensioni velenose dei libri dei suoi colleghi su Amazon. Non è vero solo che la società
ci manipola in modo univoco: siamo noi che manipoliamo in continuazione la
nostra esistenza sociale curandola, travestendola, emendandola, nel tentativo
di darle singolarità, di renderci unici agli occhi degli altri.
Il fenomeno non è
interamente nuovo: già Hobbes definiva la passione
della gloria come l’ambizione tanto fondamentale quanto vana di essere
riconosciuto superiore dagli altri, di lasciare una traccia unica nel nostro breve
passaggio su questa Terra. Quel che è nuovo è che il fenomeno assume oggi le
dimensioni di un fatto sociale totale,
come definiva l’antropologo Marcel Mauss quei fatti che si svelano da soli e
per dare senso ai quali abbiamo bisogno di un nuovo paradigma che tocchi tutte
le dimensioni delle scienze sociali: economia, antropologia, filosofia, storia,
estetica.
Così, sempre in
Francia, tra i due saggi più influenti di questi anni, due attacchi alla teoria
economica dominante, uno alla teoria neo-classica del mercato, L’économie des singularités del
sociologo Lucien Karpik (Gallimard 2007), e l’altro alla teoria del valore, L’empire de la valeur, dell’economista
André Orléans (Seuil 2011). Entrambe le critiche si focalizzano sullo stesso
punto: il valore si crea nello scarto qualitativo, non quantitativo:
l’economia, che riduce tutto a merce/quantità, deve integrare la singolarità. Il
progetto di Orléans è rifondare la teoria del valore di mercato senza cercare di
ridurre il valore a una grandezza che gli pre-esisterebbe, come l’utilità, il
lavoro o la rarità. Il valore è un prodotto autonomo dello scambio, ed è fine a
se stesso. Come due specchi rivolti uno verso l’altro, il valore si genera
nella relazione tra le cose: non è
nelle cose stesse. Contro un’economia delle quantità o delle grandezze, Orléan propone un’ economia delle relazioni.
Così Karpik, con la sua economia delle singolarità, ossia di quei prodotti che
hanno valore solo se giudicati bene o male dagli altri, propone uno studio
sistematico dei dispositivi di giudizio
che creano le differenze di mercato. Insomma, come diceva Karl Mannheim,
fondatore della sociologia della cultura, l’essere umano pensa ed esperisce il
mondo gerarchicamente, non coglie la
realtà se non attraverso l’insieme di valutazioni che derivano una dall’altra.
Le nuove
tecnologie sociali della rete sembrano la realizzazione stessa di questa
visione del mondo: all’era dell’informazione si sta sostituendo un’era della
reputazione nella quale tags,
giudizi, rankings, voti, numero di
citazioni - ossia tracce di ciò che gli altri hanno detto di qualcosa – diventano
l’unico accesso possibile alla cosa stessa. L’analisi di Nicoletta Cavazza nel
suo libro recente Pettegolezzi e reputazione
(Il Mulino) mostra, tra l’altro, i meccanismi reputazionali che tengono insieme
l’intera economia dell’informazione in rete, da Wikipedia a eBay.
Siamo davanti
insomma a un cambiamento di paradigma: la nascita di una “scienza della relazione” che prende come un’unità di analisi non
l’individuo, né la società nel suo insieme, ma l’io sociale, ossia l’individuo
cosciente di essere guardato dagli altri. Come dicevo, le implicazioni sono in
tutti i rami del sapere, come mostra il bellissimo saggio filosofico di Barbara
Carnevali in uscita sempre da Il Mulino, Le
apparenze sociali: per una filosofia del prestigio, che spazia
dall’estetica, alla teoria letteraria, alla fenomenologia sociologica per
fondare filosoficamente una teoria della parte sociale del sé, troppo spesso
considerata come immateriale, superficiale, insomma, causalmente irrilevante
per spiegare i veri rapporti di forza soggiacenti alla costruzione della
società. Per riassumere la sua tesi con la bella citazione di Oscar Wilde a
epigrafe del libro: “Solo le persone superficiali non giudicano dalle apparenze.
Il vero mistero del mondo è il visibile, non l’invisibile”.
Essere visibile è
una relazione. Della realtà che abbiamo da studiare sotto gli occhi non rimane
altro che questo. Una rete di relazioni in cui diventa sempre più impossibile
distinguere i fatti dai valori.
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